Le Sommet de Wuzhen de la Conférence mondiale sur l’Internet 2026 s’est achevé jeudi 5 novembre. Ce rendez-vous annuel a une nouvelle fois permis au monde de constater que la solution chinoise continue d’insuffler un nouvel élan au développement et à la gouvernance de l’Internet à l’échelle mondiale.
Comment faire en sorte que l’Internet serve au mieux les intérêts de l’humanité ? Cette question est depuis toujours au cœur des préoccupations de la communauté internationale. En 2015, lors de la deuxième Conférence mondiale sur l’Internet, la Chine a avancé le concept de « communauté d’avenir partagé dans le cyberespace », apportant ainsi une réponse chinoise aux enjeux du développement et de la gouvernance de l’Internet. Au cours des onze dernières années, ce concept est passé de l’idée à l’action, de la vision à la réalité, et continue de guider les efforts en faveur du développement et de la gouvernance de l’Internet à l’échelle mondiale.
Placée sous le thème « Open source, co-création et partage — Bâtir ensemble une communauté d’avenir partagé dans le cyberespace », cette édition du sommet a réuni plus de 1 800 participants venus de plus de 130 pays et régions. Pendant quatre jours, les participants ont approfondi les réflexions autour de ce thème et engagé des échanges à plusieurs niveaux.
Parmi les temps forts du sommet, l’exposition « Lumière de l’Internet 2026 » a attiré 671 entreprises et institutions chinoises et étrangères. Plus de 1 000 nouveaux produits et technologies y ont été présentés ou lancés. Cette rencontre à Wuzhen a ainsi contribué à donner une nouvelle dimension concrète au concept de communauté d’avenir partagé dans le cyberespace.
Aujourd’hui, le développement de l’Internet connaît une profonde mutation, marquée par une intelligence croissante et une transformation systémique. D’une part, l’Internet s’intègre toujours plus rapidement à des technologies telles que l’intelligence artificielle, le cloud computing et la blockchain. D’autre part, de nouveaux défis se multiplient et s’entrecroisent, notamment ceux liés aux relations entre l’homme et la machine, à l’éthique des algorithmes ainsi qu’aux fractures numérique et intelligente. Face à ces mutations et à ces nouveaux enjeux, comment bâtir ensemble une communauté d’avenir partagé dans le cyberespace aux dimensions toujours plus riches ?
Lors de la cérémonie d’ouverture du sommet de Wuzhen, la Chine a formulé quatre propositions : « miser sur la technologie pour ouvrir de nouveaux horizons de développement », « garantir la fiabilité et la maîtrisabilité afin de renforcer les barrières de sécurité numérique », « privilégier l’inclusion et l’équilibre pour favoriser le partage des dividendes du numérique » et « favoriser l’ouverture et le dialogue pour perfectionner le système de gouvernance multilatérale ». Ces quatre propositions répondent aux préoccupations des différentes parties et visent à faire en sorte que les technologies numériques et intelligentes contribuent davantage au développement mondial et au bien-être de l’humanité.
L’innovation constitue le principal moteur du développement de l’Internet. À l’occasion de l’exposition « Lumière de l’Internet », des robots dotés d’intelligence incarnée ont présenté en direct une centaine de scénarios d’application dans des domaines aussi variés que la fabrication industrielle, la santé et les soins, la culture, les loisirs et l’éducation. Des smartphones équipés d’agents intelligents basés sur l’IA et de grands modèles multimodaux ont également été présentés en nombre, offrant aux visiteurs une expérience immersive des technologies de pointe. Par ailleurs, une série de nouveaux produits et technologies liés à l’Internet, notamment dans les domaines de l’Internet par satellite et de la 6G, ont été dévoilés pour la première fois lors de cette exposition. En poursuivant une politique d’innovation ouverte, la Chine entend non seulement ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement et la gouvernance de l’Internet mondial, mais aussi insuffler un nouvel élan à la croissance économique mondiale.
Parmi les mots-clés du thème de cette édition du sommet de Wuzhen, l’« open source » a particulièrement retenu l’attention. Selon des analystes, cette orientation traduit la volonté de promouvoir une approche plus ouverte et inclusive, propice à la circulation des technologies, des connaissances et des ressources nécessaires à l’innovation. Aujourd’hui, le nombre cumulé de téléchargements des grands modèles d’intelligence artificielle open source chinois à travers le monde a dépassé les 10 milliards, tandis que les communautés open source dédiées à l’IA rassemblent déjà plus de 11 millions d’utilisateurs. L’open source est ainsi devenu l’une des caractéristiques marquantes du développement de l’intelligence artificielle en Chine.
Les avancées technologiques génèrent de nouveaux dividendes de développement à l’échelle mondiale, mais elles peuvent également faire apparaître de nouvelles inégalités et accentuer les écarts de développement. Aujourd’hui, plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à Internet. Un rapport de la Banque mondiale souligne par ailleurs que les pays à revenu faible ou intermédiaire accusent un retard manifeste par rapport aux pays à revenu élevé en matière de nombre de systèmes et de puissance de calcul.
Lors de ce sommet de Wuzhen, la Chine a annoncé qu’elle mettrait activement en œuvre l’Initiative pour le développement mondial et qu’elle soutiendrait les pays du Sud global dans la construction d’infrastructures numériques, la formation de talents qualifiés dans le domaine du numérique et le renforcement de leurs capacités technologiques. L’objectif est de faire en sorte que les dividendes de la numérisation et de l’intelligence artificielle profitent à un nombre toujours plus large de pays et de populations. Ces efforts contribueront à réduire davantage la fracture numérique et à promouvoir un développement mondial plus équitable et durable.
Le Sommet de Wuzhen n’est pas seulement une vitrine des nouvelles technologies. Il constitue également une importante plateforme de dialogue multilatéral sur les enjeux numériques mondiaux. Dans un article, l’hebdomadaire namibien The Windhoek Observer a souligné que la portée du Sommet de Wuzhen dépasse depuis longtemps les limites de cette petite ville : elle concerne désormais l’orientation même du développement futur de l’Internet. Les technologies numériques seront-elles contrôlées par une poignée d’acteurs ou développées et partagées conjointement par de multiples parties prenantes à l’échelle mondiale ? Pour sa part, John Hoffman, président de l’Association GSMA, a estimé que l’un des principaux atouts du Sommet de Wuzhen résidait dans sa capacité à diffuser des informations et à faire converger les idées, en offrant à chacun une plateforme pour réfléchir ensemble à la construction d’un Internet ouvert et partagé à l’échelle mondiale.
Le repli sur soi et l’exclusion ne mènent nulle part. Ce n’est qu’en restant fidèles aux principes de l’open source et de l’ouverture, en privilégiant la synergie et le partage et en mobilisant les forces de l’innovation mondiale que nous pourrons préserver l’espace numérique commun de l’humanité et faire en sorte que les fruits de la civilisation numérique profitent à tous les peuples du monde. Depuis Wuzhen, un nouveau chapitre s’ouvre ainsi dans les efforts collectifs visant à bâtir une communauté d’avenir partagé dans le cyberespace.




