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Chine−Etats-Unis : le dialogue au sommet relance la coopération

Le président chinois Xi Jinping est arrivé mercredi après-midi à la base aérienne d’Andrews, aux États-Unis, pour une visite d’État. Le même jour, il a exprimé sa conviction que la Chine et les États-Unis, en tant que deux grands pays, peuvent trouver la bonne manière de coexister dans la nouvelle ère.

La Chine et les États-Unis devraient œuvrer dans le même sens, promouvoir une relation stable fondée principalement sur la coopération, maintenir une concurrence modérée, gérer leurs divergences de manière constructive et préserver la paix, a indiqué M. Xi.

Selon les analystes, la Chine et les États-Unis ont des réalités nationales différentes, ce qui rend les divergences inévitables. En tant que deux des plus grandes économies mondiales, ils connaissent également des frictions de temps à autre. Face aux vents contraires et aux défis qui jalonnent le développement des relations bilatérales, la diplomatie des chefs d’État joue donc plus que jamais un rôle de « boussole » et de « point d’ancrage ».

Gao Fei, président de l’Université des Affaires étrangères de Chine (China Foreign Affairs University), souligne que la stabilité des relations sino-américaines répond aux attentes générales de la communauté internationale. Selon lui, un nouveau dialogue en face à face entre les deux chefs d’État  contribue à clarifier davantage leurs intentions stratégiques, à dégager des consensus, à gérer les divergences et à renforcer leur coopération, en vue de bâtir une relation de stabilité stratégique constructive.

Wu Xinbo, doyen de l’Institut d’études internationales de l’Université Fudan, propose une interprétation plus concrète de cette notion de « charnière ». Il estime que cette visite constitue à la fois une interaction de haut niveau et une occasion de maintenir l’élan du dialogue et de favoriser des avancées dans des domaines spécifiques. C’est notamment dans le domaine économique et commercial que des progrès substantiels pourraient être réalisés, sur des sujets concrets tels que les arrangements tarifaires, l’accès au marché chinois pour les produits agricoles américains ou encore les achats d’avions Boeing.

La coopération économique et commerciale, un pilier des relations bilatérales

La coopération économique et commerciale a toujours constitué un lest des relations sino-américaines. Les équipes économiques et commerciales chinoise et américaine ont tenu, le 20 septembre dernier, à New York, des consultations préalables qui ont duré environ huit heures.

Pour Zhu Feng, doyen de l’Institut des relations internationales à l’Université de Nanjing, ces consultations sur des questions économiques et commerciales d’intérêt mutuel témoignent de la volonté des deux parties de mettre en œuvre les consensus dégagés par les chefs d’État. « En tant que deux plus grandes économies mondiales, le maintien de l’ouverture et de la coopération entre la Chine et les États-Unis fournira un soutien solide à une relation de stabilité stratégique constructive », souligne-t-il.

Jusqu’en juillet de cette année, plus de 84 000 entreprises à capitaux américains avaient été établies en Chine. Au premier semestre, les investissements des entreprises américaines en Chine ont progressé de 7,8 % sur un an. Selon un rapport du Conseil des affaires sino-américaines (USCBC), 92 % des entreprises américaines interrogées ont réalisé des bénéfices en Chine en 2025, tandis que 95 % d’entre elles estiment que leurs activités en Chine contribuent à maintenir leur compétitivité à l’échelle mondiale. Ces chiffres prouvent à suffisance que la « réussite mutuelle et la prospérité commune » entre la Chine et les États-Unis ne relèvent pas seulement du discours, mais se traduisent également par des résultats concrets et tangibles.

Des entreprises américaines continuent de miser sur la coopération

Cette réalité se traduit aussi dans les choix des entreprises. SAIC et General Motors ont officiellement signé un accord renouvelant leur coentreprise, prolongeant de 20 ans, jusqu’en 2047, la durée de SAIC-GM. De son côté, Tesla a intégré le grand modèle vocal Doubao, illustrant une nouvelle fois la dynamique de la coopération technologique entre les deux pays.

À travers ces décisions concrètes, de nombreuses entreprises américaines continuent de miser sur la coopération économique et commerciale sino-américaine. Tan Sen, président du Conseil des affaires sino-américaines, pense que les Etats-Unis et la Chine, en tant que deux des plus grandes économies mondiales, disposent de larges intérêts communs et d’un vaste espace de coopération. « Les décennies d’échanges entre les deux pays ont amplement prouvé que la coopération économique et commerciale est un pilier important du développement des relations bilatérales », déclare-t-il.

Il espère que la visite du président Xi Jinping permettra de consolider davantage la coopération entre les deux pays et d’insuffler une nouvelle dynamique au développement stable des relations économiques et commerciales sino-américaines.

(Photos :VCG)

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