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Chine : de « supervendeur » à « superacheteur », un nouveau moteur de la croissance mondiale

Avec 18 500 milliards de yuans d’importations en 2025, la Chine confirme son rôle central dans le commerce mondial. Cette dynamique s’est poursuivie au premier semestre 2026, les importations franchissant la barre des 10 000 milliards de yuans et progressant de 22 % entre janvier et juillet, surpassant la croissance des exportations pour le cinquième mois consécutif. Passant progressivement du statut de « supervendeur » sur le plan de l’offre à celui de « superacheteur » du côté de la demande, le pays ouvre son marché intérieur et favorise une dynamique de prospérité partagée.

Selon les dernières statistiques, le commerce total de marchandises de la Chine a atteint 30 130 milliards de yuans sur les sept premiers mois de l’année, en hausse de 17,3 % par rapport à la même période en 2025. Les exportations ont augmenté de 14 %, tandis que les importations ont bondi de 22 %, affichant un écart de 8 points de pourcentage en faveur des achats à l’international.

Première puissance manufacturière mondiale, la Chine s’appuie sur un écosystème industriel complet et des innovations technologiques pour fournir des produits compétitifs, répondant aux besoins variés des marchés partenaires. Ce savoir-faire lui a valu le titre de « supervendeur ». Aujourd’hui, en élargissant son ouverture économique et en promouvant un commerce plus équilibré, la Chine valorise les atouts de son grand marché intérieur pour s’affirmer comme un « superacheteur » clé à l’échelle globale.

Depuis dix-sept ans, le pays se classe au deuxième rang mondial des importations et constitue la principale destination d’exportation pour près de 80 nations, générant ainsi des retombées économiques et des emplois à l’international.

Ce rôle d’amortisseur économique intervient dans un contexte d’incertitudes géopolitiques et de perturbations des chaînes d’approvisionnement. Le Fonds monétaire international prévoit d’ailleurs un ralentissement de la croissance du commerce mondial, qui passerait de 5 % en 2025 à 3,5 % en 2026.

Sur le plan industriel, les équipements mécaniques et composants chinois aident les entreprises des pays en développement à optimiser leurs coûts et leur productivité. Dans le même temps, la diffusion des véhicules à énergie nouvelle et des technologies vertes contribue directement à la transition bas-carbone mondiale, comme le souligne une étude récente de l’université de Manchester.

Parallèlement, le marché chinois constitue une opportunité d’interconnexion pour ses partenaires. Au cours des sept premiers mois de l’année, les importations chinoises en provenance de plus de 150 pays ont enregistré une croissance positive. Des produits agricoles aux dispositifs médicaux, en passant par les cosmétiques, la demande chinoise soutient l’activité de nombreuses filières exportatrices. Les importations de produits électromécaniques ont notamment atteint 5 310 milliards de yuans (+29,7 %), appuyant la modernisation industrielle et la fluidité des chaînes de valeur.

Cette dynamique bénéficie également aux pays en développement. Depuis le 1er mai, l’application d’un régime de droits de douane nuls à 53 pays africains a entraîné une hausse notable des importations de produits agricoles (notamment +130 % pour les avocats et +89,6 % pour les pommes). Entre mai et juin, les importations globales en provenance d’Afrique ont totalisé 193,8 milliards de yuans, en progression de 23,5 %.

En évoluant de l’ « atelier du monde » vers le « marché du monde », la Chine s’impose aujourd’hui comme un débouché stratégique pour les biens, les ressources et les technologies internationales, apportant un relais de croissance précieux au commerce mondial.

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