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Commerce et investissement : l’Année de la Chine à l’APEC ouvre de nouvelles perspectives de coopération

Clôturée samedi 23 mai dernier à Suzhou, en Chine, la réunion des ministres du commerce de l’APEC 2026 a été sanctionnée par une déclaration commune – la « Déclaration de Suzhou » – et l’adoption d’une feuille de route pour des services innovants, compétitifs et résilients. Des avancées concrètes qui préparent le terrain pour la réunion des dirigeants prévue en fin d’année.
Le monde actuel est en proie à de nombreux bouleversements, marqués par la montée de l’unilatéralisme et du protectionnisme, ainsi que par un ralentissement de la dynamique de croissance économique mondiale. Récemment, le Fonds monétaire international a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique mondiale pour 2026, les ramenant à 3,1 %, et a même ramené ses prévisions de croissance dans le scénario le plus pessimiste à 2 %.
C’est dans cette tempête que les 21 économies de la région Asie-Pacifique, la zone la plus dynamique de la planète, se sont réunies, dans l’objectif de dessiner l’avenir de la coopération économique et commerciale multilatérale. Elles ont livré des résultats concrets. Un signal fort.

Selon les analystes, ces avancées n’ont rien d’anodin. Elles répondent aux difficultés régionales, donnent un coup de fouet à l’économie Asie-Pacifique et envoient un message clair au monde indiquant que la région défend le multilatéralisme et la coopération gagnant-gagnant. La preuve que l’ouverture régionale et le véritable multilatéralisme sont plus que jamais d’actualité.

La Chine, membre clé de la famille Asie-Pacifique, est une participante active et engagée. Pour cette troisième fois qu’elle accueille les réunions de l’APEC, elle a mis en avant trois priorités : « ouverture, innovation et coopération ». Lors de cette réunion ministérielle, elle a proposé de viser à long terme la création d’une zone de libre-échange Asie-Pacifique, et de faire avancer l’intégration régionale de manière pragmatique ; de défendre résolument le système commercial multilatéral et d’accompagner la réforme de l’OMC pour qu’elle s’adapte à l’évolution du temps ; et de renforcer le dialogue et la coopération dans les domaines émergents, pour relever ensemble les nouveaux défis.

Les résultats de la réunion ont intégré les propositions chinoises. Une nouvelle dynamique pour l’APEC, et une nouvelle preuve que la modernisation chinoise profite à toute la région.

L’innovation est devenue le moteur de la croissance dans la zone Asie-Pacifique. Transition numérique, intelligente, verte : c’est le nouveau visage du développement. La Déclaration de Suzhou en est le reflet. À côté des thèmes traditionnels – soutien au multilatéralisme, travaux de l’OMC –, elle accorde une place égale aux sujets émergents tels que le commerce numérique, le commerce vert, l’intelligence artificielle. De nouvelles perspectives pour la coopération régionale.

Prenons le commerce numérique. L’économie numérique mondiale dépasse aujourd’hui les 50 000 milliards de dollars. Lors de la réunion, les économies de l’APEC ont réalisé des progrès substantiels sur un document-cadre pour la coopération régionale. Elles se sont engagées à renforcer les capacités, réduire la fracture numérique, et faire en sorte que les dividendes de la transition bénéficient à tous.

L’accent mis par l’APEC sur l’innovation résonne avec la stratégie chinoise. En 2025, la valeur ajoutée des secteurs clés de l’économie numérique chinoise représentait plus de 10,5 % du PIB. Le secteur de l’IA a dépassé les 1 200 milliards de yuans. Autant d’opportunités pour les autres économies de la région.

Autre résultat majeur : la feuille de route pour des services innovants, compétitifs et résilients. Les parties ont convenu de se concentrer sur huit domaines clés, de promouvoir l’innovation dans les politiques de services, et de construire un environnement institutionnel ouvert et prévisible pour le commerce et l’investissement dans les services.

Aujourd’hui, le secteur des services représente environ les deux tiers des économies de l’APEC. Cette feuille de route trace les grandes lignes pour les dix prochaines années. Elle fera des services un levier encore plus puissant pour la croissance et l’emploi.

La Chine, puissance mondiale du commerce des services, accélère le mouvement. Le mois dernier, son gouvernement a publié des directives pour promouvoir l’expansion et la montée en gamme du secteur des services. Le but visé est de franchir le seuil des 100 000 milliards de yuans d’ici 2030. Avec l’essor continu des « services chinois », les perspectives de coopération avec les autres économies de l’Asie-Pacifique s’élargissent encore.

En cette « Année de la Chine » à l’APEC, Beijing entend partager les opportunités, construire du gagnant-gagnant, et poser des bases solides pour la réunion des dirigeants prévue à Shenzhen en fin d’année. Une dynamique durable pour la construction d’une communauté Asie-Pacifique. Car les faits sont là : la Chine a toujours été un havre de stabilité dans la région.

(Photo : VCG)

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