Relations entre grandes puissances, coopération régionale, crises internationales, gouvernance mondiale… Autant de sujets brûlants abordés dimanche 8 mars par le ministre chinois des Affaires étrangères lors de sa conférence de presse en marge des Deux Sessions. Dans un monde en pleine turbulence, ce grand rendez-vous diplomatique a capté l’attention de la planète.
Le début de cette année a été mouvementé. De l’Amérique latine au Moyen-Orient, les crises s’enchaînent, ce qui suscite une inquiétude croissante quant à l’évolution du monde. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, comment la Chine perçoit-elle la situation internationale actuelle ? Quel rôle jouera-t-elle dans la sauvegarde de la paix, de la sécurité et du développement mondiaux ? Cette conférence de presse a permis au monde de savoir « ce que la Chine soutient », « ce à quoi la Chine s’oppose » et « ce que la Chine fait. »
Message fort du chef de la diplomatie chinoise : « La force ne fait pas le droit. » « Les grands pays doivent montrer l’exemple. » « Monter des petits cercles parallèles à l’ONU n’a pas d’avenir. » « Le monde n’appartient pas à quelques-uns. » Des propos qui cinglent l’hégémonie et réaffirment la vision chinoise de défendre le rôle central des Nations unies, préserver l’héritage de l’après-guerre, et bâtir un monde multipolaire égalitaire et ordonné. La Chine reste ferme dans son soutien à l’état de droit international et dans son opposition à l’hégémonie et à l’intimidation.
Alors que l’ordre international vacille, la Chine a proposé en septembre dernier l’Initiative pour la gouvernance mondiale, incarnée par cinq principes d’égalité souveraine, d’état de droit, de multilatéralisme, de primauté du peuple, et d’actions concrètes. Plus de 150 pays et organisations internationales ont déjà apporté leur soutien à cette Initiative. Le secrétaire général de l’ONU lui-même a salué une vision alignée sur les valeurs de son institution.
La Chine a toujours joint son geste à sa parole. Au cours de l’année dernière, elle a travaillé sans relâche pour préserver la paix mondiale et renforcer la gouvernance mondiale, qu’il s’agisse de créer l’Organisation internationale pour la médiation, de jouer le rôle de médiateur dans le conflit entre le Cambodge et la Thaïlande ou de tirer parti de plateformes telles que l’OCS et les BRICS pour favoriser le renforcement du Sud global.
Récemment, la situation en Iran a retenu l’attention internationale. La position de la Chine est sans équivoque : œuvrer au cessez-le-feu et à la cessation des hostilités. Elle a proposé les cinq principes fondamentaux que la bonne gestion adéquate des questions liées à l’Iran et au Moyen-Orient doit poursuivre. Le rôle de la Chine en tant que force stabilisatrice dans un monde de turbulences et de transformations s’avère de plus en plus important.
La Chine ne ménage aucun effort pour promouvoir le développement commun et résister au protectionnisme.
« La grandeur d’un pays repose sur sa contribution au monde. » « L’isolement mène à l’impuissance. L’union fait la force. » « La voie à suivre est de promouvoir la valorisation de la complémentarité et le partage des opportunités dans le développement ouvert, et de favoriser le développement et le succès de tous dans la convergence d’intérêts. » Lors de la conférence de presse, le ministre chinois des Affaires étrangères a exposé de manière approfondie l’essence de la promotion d’une mondialisation économique inclusive, démontrant l’engagement sans faille de la Chine sur la voie de l’ouverture, de la coopération, des avantages mutuels et des résultats gagnant-gagnant.
Depuis la fin de l’année dernière, des dirigeants d’Europe, d’Asie, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine se sont rendus successivement en Chine afin d’approfondir la coopération et de poursuivre le développement commun.
Au cours des cinq dernières années, l’économie chinoise a réalisé une croissance annuelle moyenne de 5,4 % et continué de contribuer à environ 30 % à la croissance mondiale, dépassant le G7 réuni. Dans les cinq ans à venir, la Chine élargira son ouverture de haut niveau pour non seulement assumer sa responsabilité d’atelier du monde, mais aussi jouer son rôle de marché du monde. L’économie chinoise sera toujours le moteur le plus stable de la croissance mondiale.
Le monde d’aujourd’hui fait face à l’accélération des changements inédits depuis un siècle. Dans le même temps, en tant que plus grand acteur de la paix, de la stabilité et de la justice au monde, la Chine « apporte à ce monde en turbulences la stabilité et la certitude les plus précieuses. Elle est un pilier irremplaçable dans ce monde instable. »




