Dans un monde en pleine turbulence, la quête d’un avenir partagé a été au cœur des échanges de la conférence annuelle 2026 du Forum de Boao pour l’Asie, ouverte mardi en Chine. Près de 2 000 représentants de plus de 60 pays et régions ont participé à cet événement pour discuter des nouvelles dynamiques, des opportunités et des coopérations à même de construire un avenir commun.
Cette année, la conférence s’articulait autour de quatre grands axes : « Saisir les grandes tendances mondiales et orienter le développement, » « Approfondir la coopération régionale et stimuler une forte dynamique, » « Promouvoir la transformation et l’innovation pour libérer le potentiel de développement, » et « Renforcer les partenariats pour parvenir à un développement inclusif. » Plus de 50 activités, forums parallèles, tables rondes, dialogues, ont été organisés pour favoriser un consensus par un dialogue approfondi, apportant ainsi davantage de certitude et d’énergie positive au monde.
Dans ce contexte de turbulences, l’Asie apparaît comme un « phare » de la croissance et de la stabilité économiques mondiales. Selon un rapport publié par le Forum, le PIB des économies asiatiques, calculé en parité de pouvoir d’achat, devrait passer de 49,2 % du PIB mondial en 2025 à 49,7 % en 2026. La croissance économique de l’Asie atteindrait 4,5 % en 2026, consolidant sa place de principal moteur de l’économie mondiale.
Le secrétaire général du Forum a souligné que, malgré de nombreux défis, l’économie asiatique faisait preuve d’une grande résilience, avec des perspectives favorables, et qu’elle contribuait de manière essentielle à l’économie mondiale, au commerce international et au développement durable.
Face à des incertitudes mondiales croissantes, l’Asie demeure le « moteur » et le « stabilisateur » de la croissance mondiale. Le même rapport indique que la région asiatique reste la plus prisée par les capitaux d’investissement direct étranger, celle qui présente le plus grand potentiel de développement et la plus forte résilience. La Chine figure parmi les économies asiatiques les plus attractives pour les investissements étrangers.
Cet attrait s’explique d’abord par l’immense potentiel du marché chinois. Dans un contexte mondial marqué par la montée du protectionnisme, le marché est devenu une ressource rare, mais il peut être constamment élargi. Deuxième économie mondiale, la Chine dispose non seulement d’un marché vaste, mais aussi d’un potentiel considérable. Au cours des cinq dernières années, son PIB par habitant est passé de 10 000 à plus de 13 000 dollars, tandis que la consommation de biens s’est orientée vers des produits nouveaux et de meilleure qualité et que la consommation de services a connu une forte croissance. Cette année, le gouvernement chinois a placé « la construction d’un marché intérieur puissant » en tête de ses priorités. L’ampleur et le dynamisme du marché chinois permettent à de nombreuses multinationales d’entrevoir davantage d’opportunités.
Les chiffres confirment cette tendance : entre janvier et février de cette année, 8 631 nouvelles entreprises à capitaux étrangers ont été créées en Chine, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente. « Investir en Chine, c’est investir dans l’avenir » est désormais un consensus parmi les investisseurs étrangers.
Le groupe allemand BASF inaugurera cette semaine son site de Zhanjiang, un investissement d’environ 10 milliards d’euros qui ouvre un nouveau chapitre dans son développement en Chine. Le siège social du finlandais Kone pour le sud de la Chine doit être mis en service fin mars au Guangdong, s’intégrant ainsi profondément à la région de la Grande Baie. Les géants mondiaux de la pharmacie redoublent également d’efforts : l’américain Eli Lilly a annoncé un investissement de 3 milliards de dollars, le britannique AstraZeneca construira des sites de production à Guangzhou et à Shanghai, tandis que le français Sanofi a lancé en début d’année la construction d’une usine de principes actifs pour l’insuline, d’un montant d’1 milliard d’euros.
Cet attrait tient également à la capacité d’innovation de la Chine. Lorsque l’économie mondiale est sortie des périodes de difficulté pour retrouver la prospérité, ce n’est jamais par une simple concurrence sur les marchés existants, mais par la création de nouveaux marchés grâce à l’ouverture et au progrès technologique. L’innovation crée de nouveaux marchés, et la capacité d’innovation de la Chine impressionne le monde. Aux yeux des investisseurs étrangers, la Chine n’est plus seulement « l’usine du monde », mais aussi un haut lieu mondial de l’innovation appliquée. Selon le Financial Times, elle deviendra un terrain d’essai et un baromètre pour l’intelligence artificielle.
Cet attrait découle enfin d’une Chine de plus en plus ouverte. Du lancement des opérations douanières spéciales au port de libre-échange de Hainan à la mise en œuvre de l’édition 2025 du « Catalogue des industries encouragées pour les investissements étrangers », en passant par l’accent mis sur l’élargissement de l’ouverture de haut niveau dans le cadre du 15e Plan quinquennal, la Chine envoie un signal clair à travers une série de mesures concrètes : sa porte ne se fermera pas, elle ne fera que s’ouvrir davantage.
À l’heure où la certitude se fait rare à l’échelle mondiale, une Chine toujours plus ouverte continuera d’apporter de la stabilité à un monde en turbulence. Elle restera un pilier de certitude et un havre de stabilité pour les investissements étrangers.




